Biou y toros

21 février 2018

Dimanche 25 février - Remoulins : Présentation de la saison 2018

 

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Le programme du dimanche 25 février après-midi :

- 14h30 : course d'emboulés avec les espoirs de la manade du Joncas

- 17h00 : projection de films taurins

- 18h00 : Présentation de la saison et remise des prix du concours photos

 

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19 février 2018

Entretien - «C'est ma dernière saison»

 

Fontvieille 01Benjamin Villard, dans son style bien particulier. Photo Georges Martin

 

Benjamin Villard, l'Arlésien que nous avons rencontré a commencé sa reconversion à Fontvieille dans son restaurant le Bel Oustaù.

A cœur ouvert, un peu saignant « Benji » s’est livré à un bilan sur cette carrière qui aurait pu et du être encore plus marquante...sans les nombreuses blessures qui ont jalonné son parcours.

C’est donc votre dernière saison en blanc. On peut en savoir un peu plus ?

En effet, je pense qu’il est grand temps pour moi de me retirer des pistes, même si c’est à contrecoeur, vu mon jeune âge, et même si j’en resterai frustré toute ma vie. Mon état physique ne me permet plus de prendre du plaisir et il est difficile d’accepter ce que je suis devenu quand on se rappelle ce que j’arrivais à faire. Et puis, beaucoup d’arènes m’ont lâché, avec moins de dix invitations dont la majorité m’a été proposée par rapport à l’amitié que j’entretiens avec ces clubs taurins. Il m’est difficile de me dire encore raseteur.

Etes-vous satisfait de votre carrière ?

Plus ou moins...Elle s’est malheureusement arrêtée un peu trop tôt pour moi. Je me suis gravement blessé au genou le 1er novembre 2012 à l’âge de 27 ans. J’étais au sommet de ma carrière, je me fais coincé contre les tubes dans une course sans enjeu, à la dernière seconde du quart d’heure du dernier taureau...pour faire plaisir...et puis c’est la descente aux enfers. Deux opérations, deux ans de rééducation dans les plus grands centres où j’ai consulté les meilleurs chirurgiens à Marseille, à Montpellier, à Lyon, sans solution et trop abîmé, je m’en suis jamais remis. Et ces dernières années, je suis un peu tombé dans l’oubli, en essayant de revenir, en vain malheureusement. J’ai tout de même eu la chance d’être dans les têtes d’affiche durant mes 8 grandes années passées aux As, en étant toujours dans les 8 premiers, 3 fois second, une Cocarde d’Or, 2 Palmes d’Or et surtout le public derrière moi. C’est ma satisfaction et je pense qu’on n’a pas grand chose à me reprocher en piste, que ce soit sur mon travail, mon comportement et le respect que j’ai pu avoir. J’étais toujours à fond, j’ai tout donné...peut-être trop, sans regret. Aujourd’hui quand je me regarde dans un miroir, je me dis ce que j’ai fait, mes victoires, je l’ai fait tout seul, sans tricher, seulement avec mon courage et mes tourneurs.

Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Ce sont ceux que les gens me racontent quand ils me croisent. Quand on parle d’un raseteur, on se souvient toujours de flashes inoubliables, qui se comptent sur les doigts d’une main...Et j’ai eu la chance de les avoir. Un quart d’heure à Sommières où le public m’acclamait avant même que je sois parti, seul, sans tourneur, à un mètre du taureau, ce raset à Virat, en traversant la piste à Beaucaire, la Cocarde d’Or dans ma ville, 50 ans après le dernier arlésien, le rêve de tout raseteur. Puis tous les prix que j’ai remporté quand je luttais pour le Trophée des As.

Et les mauvais ?

Je n’ai jamais regretté les blessures, j’ai toujours assumé mes rasets. Mais celui de Châteaurenard sur Gastounet, la veille de la Cocarde d’Or, alors que j’étais en tête aux As avec 70 points d’avance, me reste toujours en travers. Cette année là j’étais au sommet...Je voudrais effacer de ma mémoire ces 3 dernières saisons, où je me suis retrouvé en piste juste par passion. Je regrette aussi une certaine ambiance qui a gâché ma carrière, pour une compétition malsaine et qui hélas continue de nos jours.

Voulez-vous rester dans le milieu où votre belle reconversion sera primordiale ?

Pour l’instant ma reconversion est une priorité. Pendant 13 ans, j’ai pu vivre des taureaux, mais quand tout s’arrête, c’est dur de rebondir et de redonner un sens à sa vie. La fé, on l’a en soi et c’est gravé à vie. Je pense qu’il va me falloir du temps pour accepter. Quand je vois certains jeunes mal conseillés, un jour je mettrais mon expérience à leur profit. Heureusement, dans le village où je suis, il y a un Club Taurin formidable, et un jour je les aiderais.

Vos coups de coeur côté taureaux ?

Virat, Mathis, Ivan, Guépard, Rodin, Camarina...La course idéale pour mon jubilé. Ce sont ces taureaux qui m’ont permis de me sentir raseteur, les grands moments de ma carrière.

Des amis dans le milieu ?

Guère...Quand la forme n’est plus là, beaucoup t’oublient. J’aurais aimé qu’on me fasse faire une tournée d’adieux dans les arènes où j’ai brillé, Beaucaire, Châteaurenard, Le Grau, avec ce que j’ai fait chez eux. J’en profite pour remercier Sommières, Arles, Eyragues, Noves, Remoulins et bien entendu Fontvieille.

Quelques mots en guise de conclusion ?

Inculquer chez les jeunes le respect et la passion. Une pensée pour Mathieu Valentin qui fut le premier à croire en moi. Enfin, je remercie tous ceux qui m’ont soutenu, devenant des amis et aussi bien sur ma famille pour qui ça n’a pas toujours été facile.

Et merci à La Marseillaise pour avoir posé sur moi cette petite lumière.

Merci à toi Yves...

Recueilli par Yves Bustin

 

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Raphèle-les-Arles - « Le Trident d’Or est une belle compétition »

 

TO - Manade LautierJeanine, Sandrine et Frédéric Lautier heureux pour ce diplôme et la très belle saison 2017 de la manade noir-rouge-jaune. Photo Rémi Honoré

 

De Manduel à Manduel, le superbe parcours du trio de « zéro » de la manade Lautier lors de la compétition du Trident d’Or 2017 a été salué le 4 février auprès du biòu d’Or 2006 Mathis.

C’est par une belle journée d’hiver que s’est déroulée, à Raphèle, sur les terres de la famille Lautier, la conclusion du marathon du Trident d’Or 2017 qui avait vu la belle victoire de Mitron (043), Domino (042) et Boléro (036) à Manduel le 10 septembre dernier par la remise du diplôme à Jeanine Lautier.

Lors de cette cérémonie, Ch. Vallat, Président du Trident d’Or, a retracé la participation aux compétitions du Trident d’Or de la manade débutée en 1968, manade alors âgée de 6 ans, avec un beau palmarès : sur les 45 participations, 3 fois en ½ finale, 4 fois en finale, et 2017 est sa 3ème victoire après 1998 et 2003. Le parcours 2017 commence moyennement, à Manduel, 194,5 pts pour Mitron et Domino. 12ème des 1ères séries, ils sont qualifiés, et épaulés par Boléro, courent à Plan d’Orgon et arrivent 2ème de la 2ème série, avec 198 pts et 4,5 pts de retard sur Nicollin. Plus facile en ½ finale, à St Etienne du Grès, le trio marque 200 pts, arrive 2ème, toujours derrière Nicollin. Pour la finale, Mitron fait un festival, Boléro domine les blancs et Domino n’est pas de reste et la gagnent avec 206 pts contre 193,5 pour Nicollin.

Dans l’émotion du souvenir de Bernard Lautier, son fils Frédéric remercie le jury et le Trident d’Or mais souligne la difficulté de cette compétition de jeunes taureaux en devenir qui se cherchent et peuvent ne pas toujours être présents au bon moment. Pour la saison 2018, Frédéric est tranquille et présentera Diégo (174) qui a fait la finale de la Ligue PACA à Noves et Origan (168) qui a couru à Raphèle lors de l’hommage à Bernard Lautier. Pour conclure cette cérémonie, Jeanine Lautier, d’un œil pétillant, se souvient avec humour de quelques moments de discussions franches avec certains membres du jury.

Rencontre avec Maguelonne et Frédéric

Quels regards avez-vous sur le Trident d’Or ?

«Le Trident d’Or est une très belle compétition pour les manadiers qui fait sortir les taureaux nouveaux. Nous avons été un peu surpris par la nichée des zéros, fils de Gardoun. On savait qu’ils avaient des qualités, mais on essaye toujours de protéger au maximum les bébés. Ils ont beaucoup de sang, difficiles à cerner en taureaux jeunes, ils sautaient beaucoup, ils étaient brouillons dans leur comportement mais quand on est arrivé à les canaliser, ils sont arrivés à dominer et à montrer le talent que l’on attendait d’eux. Pour nous la saison 2017 du Trident d’Or a été une très très bonne saison grâce aux 3 zéros, Domino, Mitron et Boléro. S’il fallait améliorer quelque chose dans le Trident d’Or, il faudrait revenir à 3 taureaux lors des 1ères séries. Avec 2 taureaux, l’aléa qu’un taureau passe à travers est trop lourd. Mais le retour à 3 taureaux pénaliserait des manades, il ne faut pas tirer la couverture toujours de son côté.»

Merci Maguelonne et Frédéric pour l’accueil et tout ce travail. Souhaitons au trio de jeunes noirs de la finale de Manduel et à la bande des « zéros » de la manade de nous émouvoir lors des prochaines saisons.

Rémi Honoré.

 

 

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18 février 2018

Mas de la Cure - Les Associations d’élevage extensif de taureaux et de chevaux ont tenu leur 2èmes Assises de l’élevage extensif

 

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Les Présidents d’associations, avec l’appui du Parc naturel régional de Camargue et du Syndicat Mixte de la Camargue Gardoise, ont souhaité reconduire ces Assises pour une deuxième édition, toujours dans le cadre du salon CAMAGRI. Elles ont vocation à conforter les partenariats réalisés en 2017 et à susciter l’intérêt des institutionnels au soutien de ces filières emblématiques sur le territoire. Les 2èmes Assises de l’élevage extensif ont porté sur le bilan de l’année 2017 en termes de soutien et d’actions mis place à la suite de la première édition. Afin d’évoquer les perspectives pour le futur, l’accent a été mis sur des projets phares engagés par les associations invitantes. Pour Julie Richard « C’est un état d’esprit nouveau qui a régné pendant cette matinée… L’an passé tous étaient d’accord sur le sujet mais la plupart avec une pensée individualiste, aujourd’hui, on a tous parlé dans le même esprit. En un an les choses ont évolué dans le bon sens…Et si l’on veut être reconnu et écouté, il faut qu’il y ai une seule représentativité… ». Une matinée où l’esprit de Florence Clauzel était bien présent. A l’issue de cette présentation, les Présidents des associations ont présentés leurs conclusions, plus que positives de ces Assises avant la présentation et de la signature du « Guide éthique et pratiques éco-responsables de l’élevage du taureau en France ». N. Koukas représentant la ville d’Arles, R. Chassain, maire des Saintes Maries, B. Dumas, maire de Fourques, Th Trazic, pst de l’AECRC, Patrick Laugier pour l’AEFTC, Ph Boch pour la Raço di Biou, F. Peytavin, André Viard, A. Dervieux, H. Poujol, Jacques Mailhan, G. Vangelisti, O. Terroux, R. Vianet, pst du Parc regional de Camargue, E. Rouquette, P. Aubanel, O. Roux, G. Bourdeau…. etc étaient presents pour cette signature.

 


 

Signature du Guide éthique de l’élevage du taureau

Dans le cadre des assises de l'élevage extensif qui se sont tenues dans le Parc Régional de Camargue, les quatre associations professionnelles regroupant les 200 éleveurs français de taureaux de combat et de jeux, l'Association Française des Vétérinaires taurins, l'Union des Villes Taurines françaises et l'Observatoire National des Cultures Taurines, la Fédération Française de Course Camarguaise, les élus régionaux et départementaux, les chambres d'agriculture du Gard et des Bouches du Rhône, le Conservatoire du Littoral PACA, le Conservatoire du Patrimoine biologique région Occitanie, l'Institut Régional de la qualité agro alimentaire Occitanie Pyrénées Méditerranée, le Syndicat mixte de la Camargue gardoise, le Syndicat mixte du Pays d'Arles, l'Institut National de l'origine et de la qualité, ont ratifié le "Guide éthique et pratiques éco-responsables de l'élevage du taureau en France". Exemplaire en raison de la préservation des territoires et des espèces à laquelle il contribue, l'élevage des taureaux de combat et de jeux en "pâturage en élevage extensif" illustre l'application du concept de développement durable qui se pratique en Camargue depuis des décennies. Cette méthode d’élevage se fait dans des conditions difficiles pour l’éleveur (manipulation du bétail dangereuse et minutieuse), et garantit une bonne qualité́ environnementale des milieux.

Cet élevage est également le garant d’une économie dont le spectre très large s’étend des espaces ruraux jusqu’aux nombreuses villes et villages du Sud de la France où se pratique la fête du taureau. Elle contribue, outre à la conservation des races de ces taureaux, au maintien d’hommes et de femmes sur des territoires ruraux qui ont eu à subir depuis plusieurs décennies, une forte désertification. Fiers des conditions de bien-être qu'ils offrent au taureau tout au long de son existence, les éleveurs, ratifient au travers de cette charte cosignée par tous les présents, la volonté de transparence qu'ils ont toujours manifestée.

L'intégralité du guide éthique est consultable à l'adresse suivante : http://www.uvtf.fr/guide-ethique-pratiques-eco-responsables-de-lelevage-taureau-france/.

Llopir

 

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14 février 2018

Disparition - Mort de Florence Clauzel


C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès à l’âge de 51 ans de la manadière Florence Clauzel. Florence qui en 2016 avait beaucoup œuvré pour redresser les finances de la FFCC en donnant de sa personne pour aller solliciter tous ceux qui pouvaient apporter une aide. Elle a mis fin à ses jours, laissant deux garçons et son compagnon Bertrand Mazel. Le journal s’associe à la peine de la famille et de son père Jean-Pierre, fondateur de la manade Saint-Antoine.

 

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13 février 2018

Entretien : «Ma nomination est une preuve d'ouverture»

 

27836338_10215099401739649_1532286756_oInès Hugon à cœur ouvert. Photo Davy Leclercq

 

Un vent de fraîcheur souffle sur la Camargue et le village de Saint-Laurent d'Aigouze. En effet le club taurin Lou Bandot vient d'élire son nouveau président, en l'occurrence une présidente Inès Hugon, une jeune femme au caractère bien trempé.

Mais avant d’en arriver là, c’est l’histoire d’une petite fille née dans une famille où la passion de la bouvine est dans son ADN...Elle a attrapé le virus des taureaux en accompagnant son papa dans les arènes dès son plus jeune âge. Présente sur les gradins d’un bout à l’autre de la Camargue toute la saison et souvent avec sa maman, la course camarguaise a bercé son enfance. Et c’est naturellement qu’elle est devenue membre du club taurin. Ensuite, elle a intégré le bureau en tant que secrétaire, et la voilà maintenant au sommet de la pyramide, à savoir présidente. Sans langue de bois, elle a répondu à quelques questions.

Tout d’abord nos félicitations pour cette élection à la tête de Lou Bandot. Peux-tu te présenter en quelques mots ? Et ça te fait quel effet de prendre les rênes d’un club taurin et pas n’importe lequel. Surtout aussi jeune, la plus jeune présidente à l’heure actuelle ?

Comme tu l’as dit, je m’appelle Inès Hugon, j’ai 23 ans et je suis professeur des écoles. Je suis très heureuse de prendre ces nouvelles responsabilités au sein de ce club taurin que j’affectionne tant. Le Printemps des Royales a bercé toute mon enfance et ça me ravit de pouvoir continuer le travail de mes prédécesseurs. Je ne me suis pas engagée seule dans cette aventure, j’ai la chance d’être très bien entourée, ce qui contribue à diminuer la pression que je peux avoir. En effet, je crois que je suis la plus jeune, et c’est une bonne chose, car pour faire perdurer nos traditions, la jeunesse et les anciens doivent s’allier.

Une femme de 23 ans à la tête d’un gros club taurin, cela doit faire parler. N’as-tu pas peur d’être jugée ou que l’on attende trop de toi. La pression n’est-elle pas trop forte ?

Je ne crois pas que le fait d’être une femme change réellement quelque chose. En tous cas, j’ai eu la chance d’être soutenue dès le départ et il me semble d’ailleurs que c’est une preuve d’ouverture que de ne pas faire la différence entre un homme et une femme à ce « poste ». Il y a forcément un peu de pression, d’autant que j’ai hérité d’un club vivant où un travail considérable a été réalisé. Il me tient donc à coeur de perpétuer tout cela.

Comptes-tu changer et marquer de ton empreinte Lou Bandot où comptes-tu conserver les mêmes grandes lignes ?

Chaque président marque un club taurin par sa personnalité. Je ne veux pas changer radicalement ce qui a été mis en place. 2018 est ma première saison comme présidente, je vais donc rester dans le même esprit que les saisons passées. Par la suite, dans les années à venir, pourquoi pas effectuer des changements, apporter de la nouveauté...

La saison arrive à grands pas. Quelles sont les grandes lignes et les dates à retenir ?

Le Printemps des Royales approche. La première course aura lieu le 18 mars, avec la manade Blatiere-Bessac, à partir de là, il y aura une Royale chaque dimanche jusqu’au 29 avril, avec les manades traditionnelles, Saumade, Laurent, Cuillé, Lagarde, Nicollin, Fabre- Mailhan. Bien sûr, je ne peux pas parler du Printemps sans dire un mot de la finale qui se déroulera cette année le dimanche 2 septembre. Le reste de la saison sera ponctuée par deux courses de Ligue, les 31 mars et 23 juin, une course « promesse de taureaux » le 22 juin, une d’étalons le 24 août et une de taureaux jeunes le 27 août.

Le Printemps des Royales soufflera sa 23ème bougie cette année. As-tu quelques indiscrétions à nous donner ?

Pas pour le moment, il faudra attendre...

Tu as des personnes à remercier ?

Bien entendu, toutes les personnes qui m’entourent et qui me soutiennent depuis l’annonce de ma reprise du flambeau et évidemment les présidents qui m’ont précédée, pour leurs conseils et le bel héritage qu’ils m’ont léguée.

Recueilli par Davy Leclercq

Merci à Inès pour ces belles paroles et bonne chance, surtout avec la météo...Rendez-vous le 18 mars.

 

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3 février 2018 - Méjanes : Toutes les corporations représentées

 

Méjanes FFCC 03Mandy Graillon, animatrice de charme et Hadrien Poujol, le président de la FFCC, ouvrent les États Généraux. Photo Georges Martin

 

Les Etats généraux avec le dialogue comme dénominateur commun.

Comme prévu dans le programme de la nouvelle équipe fédérale et de son président Hadrien Poujol, les États Généraux de la course camarguaise se sont tenus samedi dernier au domaine Paul-Ricard de Méjanes. Une bonne centaine de présents, issus de toutes les corporations de la bouvine, ainsi que des personnalités extérieures, sont venues pour essayer de faire avancer les choses et d’envisager un futur plus serein, après une fin de saison 2017 chaotique. H. Poujol a ouvert la séance avec un souhait de donner la parole pour continuer l’évolution de la course camarguaise. Puis, ce fut au tour de Dominique Perron, le président de l’UCTPR de montrer que la course camarguaise est bien ancrée au sein de l’Union.

Pour commencer la séance matinale, c’est l’ancienne Reine d’Arles, Mandy Graillon qui a accueilli une première « équipe » de participants, composée d’Aurélien Laget pour les clubs taurins, Benjamin Bini pour les écoles de raseteurs, Loïc Auzolle pour les raseteurs, Florent Lupi pour les manadiers, Martine Aliaga pour la presse taurine et Bruno Pecout pour les grandes arènes, chacun donnant son avis. Puis, une deuxième série d’intervenants est entrée en scène, avec des personnes extérieures à la course camarguaise, et leur avis de professionnels. A savoir, Nicolas Vergonzeanne pour la course landaise, Jean-Baptiste Jalabert, toréro et directeur des arènes d’Arles, Maurice Galle un des créateurs de Cheval Passion, René Girard entraîneur de football et ancien international, Renaud Vinuesa manadier et organisateur participant de spectacles équestres, Daniel Siméon directeur d’arènes et enfin François Loichet, ancien rugbyman professionnel et attaché au Ministère des Sports.

Un sujet sensible

La séance de l’après-midi a été le moment des échanges, avec la constitution de groupes de réflexion (13 au total). Un questionnaire type étant proposé par la FFCC, tous les représentants des diverses composantes ont pu échanger leurs idées en toute liberté d’expression sur deux axes, la promotion et la communication de la course camarguaise ainsi que sur l’avenir de la compétition. Après plus de deux heures de travail, il a été donné une synthèse avec déjà quelques pistes proposées, sachant que le bilan de ce séminaire sera réservé au public, lors du prochain congrès du 11 mars à Chateaurenard. On peut toutefois dire qu’en matière de communication, la distribution aux arènes de plaquettes en plusieurs langues, se rapprocher des offices de tourisme, intervenir dans les écoles pour intéresser le jeune public. En ce qui concerne la compétition, le sujet sensible reste la présidence qu’on voudrait plus ferme avec des sanctions pour ceux qui ne respectent pas le règlement. Un consensus semble s’être dégagé pour une classification des arènes. Ainsi que sur le déroulement de la capelado, qu’on voudrait solennelle. Il s’est aussi dégagé une volonté générale de voir la FFCC et le Trophée Taurin se structurer pour une compétition sans équivoque.

Il était temps pour H. Poujol de dire sa grande satisfaction d’avoir vu les gens de la bouvine échanger, se parler, dire les choses. « De nombreuses idées, excellentes parfois, vont être analysées. Cette grande concertation doit servir pour cette nouvelle saison. C’était nécessaire et obligatoire, et nous pouvons qu’être satisfaits de cette belle réussite ».

Yves Bustin

 

 

 

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12 février 2018

27 janvier 2018 - Méjanes : L’UCT Paul Ricard couronne Juan Bautista

 

DSC_0078Juan Bautista le lauréat avec Dominique Perron et la Reine d'Arles Naïs Lesbros. Photo Ripoll

 

Devant une salle archicomble, la 63e assemblée générale de l'Union des clubs taurins Paul Ricard présidée par Dominique Perron s'est tenue samedi 27 janvier.

Après son discours de bienvenue et celui de Naïs Lesbros, la 23e Reine d'Arles, le président de l’UCTPR rendra hommage à ceux qui nous ont quitté en 2017 et en particulier Bernard Ricard, Victorino Martin, Ivan Fandiño dont tous les trophées lui ont été dédiés et Alain Miralles qui fut pendant huit ans à la tête de cette entité qui regroupe 391 clubs pour 15 825 adhérents…. Un record.

Les rapports moral et financier, présentés par D. Perron et P. Sevilla, ainsi que le vote du conseil d’administration ont été entérinés à l’unanimité. Sous la houlette de Christophe Chay, le rapport des diverses commissions a permis d’établir un état des lieux des trois tauromachies.

Tauromachie : le Sud-Est face au Sud-Ouest

Jérémy Serrano pour la Course Camarguaise, Gérard Suberchicot pour la Course Landaise, Paul Hermé et Bernard Langlade pour la Corrida, vision Sud-est et Sud-ouest. Un retour de chacun à sa place dans la Course Camarguaise autour de la FFCC présidée désormais par Hadrien Poujol avec une baisse des affluences sauf lors des grands rendez-vous. Mention à Mignon de Cuillé, Biou d’Or pour la 3e fois consécutive et Pino des Baumelles, taureau de l’avenir 2017. V. Félix, G Robert émergeant chez les raseteurs derrière Zekraoui et Marignan. Année mi-ombre mi-soleil pour la Course Landaise avec un signe inquiétant ; le manque de coursières dans le haut du panier derrière Ibiza et Amandine mais l’émergence de vaches de seconde pourrait rééquilibrer la donne. Elias Dumont étant la grande révélation de la temporada toujours dominée par Loic Lapoutge et Mathieu Nogues, Fabien Napias s’imposant chez les sauteurs… Coté corrida, Juan Bautista rafle la mise sans partage avec une petite déception du coté des novilleros ou les espoirs de 2016 n’ont pas totalement confirmé en 2017. Une place prise à la force de sa muleta par Maxime Solera qui se forgea en Espagne tout comme El Adoureño… De l’autre coté du seuil de Naurouze, Emilio de Justo a confirmé tandis que Manolo Vanegas à séduit tandis que les élèves de Richard Milian, D Canton et Y Lamothe se sont fait une place au soleil. Par chez nous la désaffection des corridas de clôture des ferias reste chronique…. Les cartels proposés n’y étant pas étrangers. Autre poste négatif, l’arrêt des corridas à Palavas tandis qu’El Rafi va débuter avec picadors laissant des opportunités à Solal Calmet.

La remise des prix

Pour la Course Camarguaise, dans la catégorie des As : le raseteur Maxime Favier, catégorie Avenir : le raseteur Vincent Félix, catégorie manade : Lautier et le coup de coeur des CTPR pour Renaud Vinuesa. Pour la Course Landaise, J. Costarramone et K. Ribeiro chez les jeunes ont été récompensés aux cotés de Loic Lapoudge et Fabien Napias… Du coté méditerranéen de la corrida, Juliette et Christophe Fano, Solalito, Rudy Nazi et l’orchestre Chicuelo II et Maxime Solera ont été conviés sur la scène, le novillero de Fos étant excusé absent pour un décès familial….

Coté Atlantique les ganaderos de Los Maños, du Lartet et de Pedraza de Yeltes ont partagé les honneurs avec Yon Lamothe…. Avant un final en apothéose pour Juan Bautista, le premier torero, et qui plus est français, a être déclaré triomphateur dans le Sud-ouest et dans le Sud-est.

Llopir

 

Le palmarès complet

  • Commission Corrida Sud-Est ;

Catégorie matador de toros : Juan bautista.

Catégorie corrida de toros : ganaderia La Quinta (Châteaurenard).

Catégorie novillero : Maxime Solera.

Catégorie novillada : association des éleveurs français de taureaux de combat.

Pour la qualité des Novillos issus des élevages français qui ont participé aux novilladas concours ou de « competencia » (Alès, Arles, Millas et Tarasco).

Catégorie novillero sans picadors solal calmet « solalito »

Catégorie novillada sans picadors ganaderia Juliette et Christophe Fano (Istres).

Coup de coeur à l’orchestre Chicuelo II pour l’interprétation spontanée de « La Marseillaise » face à l’irruption en piste d’anti taurins à l’occasion de la goyesque d’Arles.

  • Corrida Sud-Ouest :

Meilleur lot de toros. 1er prix pour Pedraza de Yeltes pour sa course lors de la Feria de Dax

Accessit : la corrida de Valverde à Orthez et la corrida de La Quinta à Mont de Marsa.

Meilleur lot de novillos. 1er prix pour Los Maños pour la novillada de Bayonne.

Meilleur lot de novillos non piqués. 1er prix pour la ganaderia du Lartet.

Accessit pour la ganaderia Guadeira à Dax et Alma Serena pour ses courses de Mugron, Hagetmau et Maurrin.

Meilleur matador de toros. 1er prix pour Juan Bautista.

Accessit pour Emilio de Justo pour l'ensemble de ses prestations dans le Sud Ouest.

Meilleur novillero. Pas attribué.

Meilleur novillero sans picadors. 1er prix pour Yon Lamothe.

Accessit pour Dorian Danton et Manuel Diosleguarde.

Les Clubs Taurins Paul Ricard du Sud Ouest ont remis un prix spécial à l'équipe médicale de l'AMAC, Assistance Médicochirurgicale aux corridas pour leur professionnalisme et leur dévouement dans toutes les arènes du Sud Ouest.

  • Course Camarguaise le palmarès 2017 est le suivant :

Dans la catégorie des As : le raseteur Maxime Favier.

Dans la catégorie Avenir : le raseteur Vincent Félix.

Dans la catégorie manade : la manade Lautier

Le coup de coeur des CTPR : Renaud Vinuesa.

 

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