Biou y toros

16 janvier 2019

Feria de La Crau 2019 : les cartels

Annonce Cartel St Martin de Crau

Cette 25° édition se déroulera les 6 et 7 avril prochain avec une corrida de toros de Yonnet pour commémorer les 160 ans de la ganaderia combattue par J. Cortes, T. Dufau et G. Del Pilar, une corrida de competencia entre élevages français pour un mano à mano F. Robleño-O. Chacon et une novillada sans picadors parrainée par l’ACCM et l’Ecole Taurine du Pays d’Arles avec des erales du Laget

Un cycle 2019, première feria de la temporada, qui a été présenté par C. Bernardi, pst de La Unica, en présence de Mr. Texier, maire de Saint Martin de Crau et de Juan Bautista, consultant, devant une salle archicomble autour de très nombreux ganaderos, dont tous ceux à l’affiche d’une feria 100% ganaderias françaises

Un regret, c’est qu’aux mêmes dates ai été programmé l’opération « Nîmes Terre d’Aficion », opération destinée à promouvoir la tauromachie auprès des plus jeunes…

Les cartels : Samedi 6 avril à 16h30 Six toros de Yonnet pour Javier Cortès, Thomas Dufau et Gomez Del Pilar. Dimanche 7 avril à 11h00 Novillada sans picadors quatre erales du Laget pour quatre élèves des écoles taurines Dimanche 7 avril à 16h30. Corrida de competencia, toros de Tardieu frères, J. Giraud, Jalabert frères, Roland Durand, Fano et Barcelo pour  Fernando Robleño et Octavio Chacón en mano a mano. Sobresaliente : Jeremy Banti

Réservations et renseignements : contact@feriadelacrau.fr

Llopir

 

Posté par RemiHonore à 13:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Tristan : « Attendre en essayant de faire le mieux… »

Tristan

A 17 ans à peine, le jeune becerrista tarasconnais se prépare pour la temporada qui se pointe… Tristan Espigue, désormais Tristan sur les affiches, figure dans le haut des novilladas sans picadors dans le Sud-Est, derrière Solalito et devant Nino Julian qui comme lui a débuté à ce niveau cette année….

C’est à Arles, ou il est né, que son attirance pour la corrida lui est venue…. Sa grand-mère maternelle l’emmenait chaque année pour la corrida goyesque en septembre. Ses premières faenas furent avec exécutées avec des crayons et ses premiers dessins lui valurent de gagner deux fois un concours d’expressions artistiques taurines….

« Et au bout d’un certain temps je voulais faire autre chose… mais à 7 ans Paquito Leal n’a pas voulu de moi, j’étais trop petit. J’ai rongé mon frein jusqu’à l’âge de 11 ans ou j’ai pu enfin apprendre à toréer… »

Pendant ce temps il a pu s’imprégner un peu plus de ce monde grâce à son oncle, Denis Marquez un spécialiste de la doma vaquera et qui propose des spectacles avec sevillanas y flamenco…

Après les cours théoriques la première capéa en 2013, le premier novillo tué en privé en 2015 et Tino Lopes qui prend la suite de Paquito à la tête de l’Ecole Taurine d’Arles et surtout un becerro de François André indulté lors de la fiesta campera de Los Ayudentes…. En 2016, il fait son premier paseillo chez lui à Tarascon lors de la non-piquée matinale mais n’ayant pas l’âge légal, il le fera sans mise à mort…. Arrive le clash à la tête de l’école et Tristan décide alors de suivre son professeur qui créait à Fourques l’école taurine Rhône Aficion…

« Pour moi ce fut guère évident, j’ai très peu toréé en 2017 mais j’ai confiance en Tino et c’est très important quand tu es devant un toro d’avoir une totale confiance en celui qui te guide… Et aujourd’hui encore… »

Sept novilladas en 2018 et plusieurs capéas… Débuts à Fourques avec le 1er trophée Terre d’Argence et fin de saison à Bouillargues après avoir remporté le 2° trophée Sebastien Castella à Bellegarde avec trois oreilles coupées à des erales de La Paluna. Ce qui lui vaut d’etre invité par V. Farre à combattre son dernier novillo le 9 decembre au Mas d’Auzieres…

« C’est peu quantitativement mais tout me sert pour apprendre, les capéas pour toucher des toros, les succès pour espérer ouvrir des portes pour 2019…. Il faut savoir attendre en essayant de faire le mieux… »

L’idée de changer d’école lui a effleuré l’esprit, quand il voit toréer les autres, mais tres vite il revient à la réalité…

« A changer il faudrait un changement radical….La fondation d’El Juli ça aurait été bien avant, l’école de Ruiz Miguel, celle de Madrid  !!! Comme je l’ai dit j’ai toujours confiance en Tino…. Je sais qu’actuellement il appelle partout pour me préparer une bonne temporada 2019… »

Tristan 2

Tristan prépare lui ses dossiers pour les bolsin de Bougue ou celui de La Fragua avec pour objectif de s’ouvrir au Sud-Ouest ou il y a une aficion plus implantée pour les sans picadors… Il se prépare aussi physiquement autour et dans la maison familiale et taurinement tous les mercredis dans les arènes de Fourques en attendant les premiers tentaderos…

Si on lui demande comment il ressent le toreo, le style pour le mettre en pratique…

« Je n’ai rien de particulier a mette en avant si ce n’est que j’aime faire ressentir de l’émotion et partager un maximum de choses avec ceux qui viennent me voir… Et surtout ressortir heureux des arènes…. Quand aux novillos, j’aime ceux qui ont du moteur, qu’importent leurs origines… J’ai bien aimé les toros de Jandilla d’Arles, ceux de Perera et d’Andy…. »

Présidé par Bernard Jera, un aficionado parisien, sa peña taurine l’aide aussi car il faut aussi des moyens financiers pour acheter du matériel, se déplacer comme à Aldeanueva del Ebro, Maubourguet ou Saint Vincent de Tyrosse, ou lui offrir des novillos pour s’entrainer….

2019 est là…. Une fois los reyes magos passés, on a en saura un peu plus…. En lui souhaitant une temporada pleine pour envisager des débuts en piquée pourquoi pas en 2020…

Llopir

 

Posté par RemiHonore à 13:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Javier Cortes: la vérité de ce qui est authentique

 

Javier Cortes

Après son alternative en 2010 et une confirmation à Madrid quelques semaines plus tard, l’ancien élève de l’Ecole Taurine de Madrid a peu à peu disparut des écrans radars, jusqu’à rester trois ans sans mettre l’habit de lumières…. Jusqu’à ce que, fin 2014, Stéphane Fernandez-Meca le remette dans le sens de la marche devant l’aficion française…. Une opportunité qu’il saura saisir, en surprenant plus d’un par sa tauromachie sincère, même si l’épée lui fit cruellement défaut…. 

 « Ici j’ai rencontré des gens qui m’ont ouvert leur porte, Laurence et Manu (Turquay), Jean-Michel (Sola), Marion, etc etc …et ils ont décidé de m’aider, sans contrepartie… C’est sûr que je me sens un peu chez moi… ». C’en est suivie la création d’une peña au nom du torero. « Il s’est créé des liens d’amitié avec toute ces personnes qui me soutiennent, notamment pour ma préparation au campo, c’est primordial pour moi…. »

-Bien qu’ayant l’image d’un torero de France, Javier a toréé assez peu chez nous, Vergeze, Saint Martin de Crau.. Céret.. Et il est évident qu’il aimerait entrer dans toutes les ferias et arènes importantes du circuit français. « Je pense que de par mon combat et mes efforts, je mérite d’être davantage engagé chez vous... Mais ça viendra…»

Javier Cortes B

Qu’est ce qu'elle a cette aficion française qui permet à des toreros de reprendre place dans le circuit avec certes un fond plus toriste ? Tel Octavio Chacon, E. de Justo, Alberto Aguilar, El Fundi… « Les aficionados français aime la tauromachie, il respecte le toro et les toreros méritants, ceux qui ne trichent pas… Ils les valorisent même… »

Peu à peu il retrouve sa place et fin 2017 il retourne à Madrid et est désigné comme le triomphateur du Desafio ganadero… Ce qui lui ouvre les portes de Las Ventas pour cette année et pour la goyesca du 2 mai… un grave coup de corne ne l'a pas empêché de poursuivre une faena pleine d’authenticité pour couper une oreille tres importante.

S’en suivent quatre autres corridas madrilènes et une autre blessure… « Les coups de cornes et les blessures font parti du métier de torero surtout quand tu te mets devant, sans tricher, c’est comme ça, il faut faire avec et continuer, revenir encore plus fort… ». Et les blessures il sait de quoi il parle, et le toreo de vérité aussi… « Toréer avec franchise, sincerité et transmettre des sentiments, c’est ce que je recherche…. Et plus tu toréais, plus ta tauromachie gagne en expression artistique… »

Javier Cortes C

Et cinq contrats à Las Ventas en ont fait le torero de Madrid avec O. Chacon…. « Madrid, c’est un public qui me soutient, mais il est aussi beaucoup exigeant, et c’est normal c’est la première arène du monde. » Cinq corridas très différentes avec tout type d’encastes. « Et ce n’est pas évident de structurer des faenas à des animaux souvent compliqués ce qui nécessite d'avoir une technique très épurée. » Avec un positionnement parfait, la pureté de sa gestuelle, la précision et la douceur de ses toques, Javier Cortes est un torero qui peut affronter tout type de toros, mais qui ne veux pas être enfermé dans une catégorie particulière. 2018 aura été une temporada positive pour lui, terminant avec un nombre de corridas qu’il n’avait même pas envisagé, 11…. Il va traverser l’Atlantique cet hiver pour une corrida au Venezuela… Et des projets pour la temporada 2019…. En France ¿En Espagne ¿ “Pas mal de choses sont en train de se mettre en place des deux cotés des Pyrénées mais il est encore trop tôt pour en parler…

Simon Casas envisage de poursuivre son experience du tirage au sort… “Le bombo, pour moi une excellente chose, pour l’aficionado aussi, il permet de sortir de l’emprise d’une partie du mundillo affairiste et ouvre des possibilités de cartels plus originaux. Et ça me plait bien..”

Qu’est ce qu’il lui manque aujourd’hui pour remater tout ça…”Rencontrer le toro dont je rêve, à Madrid de preference, un toro brave qui me permette d’exprimer ce que je ressens en moi, avec pureté et beauté, con sentimientos y toreria…et sortir par la Grande Porte

Leçons de tauromachie à La Belugo ou Charlotte Yonnet l’avait invité à toréer trois toros de sa ganaderia. Trois tios dans le type de la maison, combattifs avec leur lot de complications, brave et encasté le second…. Qu’importe pour le madrilène, on s’y met devant et on toréait…. Avec engagement et poder, la main gauche efficace et esthétique, les terrains et la distance toujours adéquates….

Llopir

 

Posté par RemiHonore à 13:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

25 novembre 2018

18 novembre 2018 – Marsillargues : Merci Boër, merci Ulmet

 

DSC_3962Boer de l'Occitane met en danger Benhammou. Photo Davy Leclercq.

DSC_4218Ulmet de JC Blanc anticipe devant Félix. Photo Davy Leclercq.

 

2 cocardiers s'arrêtent mais la relève est là

Aujourd'hui, 2 grands cocardiers ont fait leurs derniers tours de piste, des taureaux qui ont marqué de leur empreinte leurs élevages respectifs. Ils ont tous deux participé à la Finale des Ligues, la Finale de l'Avenir, et aux plus grandes compétitions du Trophée des As, dans toutes les plus grandes arènes de Camargue, jusqu'à plusieurs Finales des As. Ce jour, ils ont fait honneur à leurs pelots une dernière fois. Boër de L'Occitane et Ulmet de Blanc peuvent dorénavant couler des jours heureux...Mais qu'on se rassure, la relève est en marche, avec des qualités de cocardier chez Pourpre, Druide et Grincheux pour la manade Blanc, et Demis et Grenadier pour L'Occitane. Les hommes ont raseté dans l'esprit, avec en chef de file, le talentueux Vincent Félix.

BOËR (422) de L'Occitane gratte le sable tandis qu'Aurélien Laget rappelle sa carrière. A la trompette, comme à l'accoutumée, il se place se montrant fringant dans les arrivées. Clarion,  Sanchez, Benhammou ou encore Montesinos sont raccompagnés criminellement. Il ne perdra son second gland qu'à la 9ème minute et les ficelles rentrent en fanfare avec les applaudissements du public et des raseteurs.

POURPRE(117) de Blanc va se montrer brouillon. Il court beaucoup et il conclut 2 fois après Clarion, puis il menace Benhammou. Arrêté, c'est un client et Félix régale avec de belles propositions. Le disque tourne. A la 13ème, Félix lui lèvera son 2ème gland. Carmen au retour, et il sera à suivre en 2019.

DRUIDE(233) de Blanc est encore vert mais il détient de bons principes. Après des visites en contre-piste, il s'envoie haut derrière Benhammou. Vaillant, il s'exprime bien dans les séries, bien conclues. Carmen final.

ULMET(511) de Blanc: là encore, un palmarès long comme un jour sans pain...A la sonnerie, il attend les blancs de pied ferme. Une nouvelle fois, c'est Félix qui prend les responsabilités, montrant le chemin par de multiples rasets finis sur le marche-pied. Il lui ôte sa cocarde à 208€.Clarion enfermé, ne peut aller à la tête. Sanchez y va et lève le premier gland. Le second sur la sonnerie pour Montesinos et le dernier coup de barrière. Les hommes et le public scandent le dernier carmen.

DEMIS(105) de L'Occitane, pas très précis au début, va se chauffer, pour sauter derrière Benhammou. Cocardier, il est à l'affût, toujours corne en avant comme sur Fougère après qui il s'envoie, ou après le tourneur Grando qui l'echappera belle sur un saut. Encore un bióu à suivre la saison prochaine. Une ficelle rentre en musique.

GRENADIER(475) de L'Occitane est à suivre. Sérieux pour son âge, il est calme, cul à la planche. Ce qui va poser des problèmes. Du coup, sa cocarde est coupée à la 8ème minute. Benhammou s'en sort bien, seulement une pointe dans le bras. Le second gland rentre avec Bizet.

GRINCHEUX (237) de Blanc est un joli bestiau qui finira la course agréablement, de manière spectaculaire. Clarion, Fougère, Félix et Montesinos seront gratifiés de puissants coups de barrière. Le dernier de 2018 sera effectué après Benhammou et Carmen le raccompagne.

Davy Leclercq

 

Posté par RemiHonore à 10:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 novembre 2018 - Jonquières Saint-Vincent : Des bestiaux explosifs pour finir la saison

 

Jonquiéres St-Vincent 18N°5102 Manade Ricard après David Moine. Photo Georges Martin.

 

Archi plein

La traditionnelle course de taureaux neufs des manades baroncelliennes qui met un terme à la temporada s'est déroulée sous le soleil et devant des arènes pleines...malgré les barrages. Comme on aimerait en voir plus souvent,  avec des taù ou châtres neufs qui ont montré du potentiel. Sous l'oeil de nombreux manadiers, et pasque ceux qui présentaient du bétail.  5 gilets blancs seulement qui ont mis du coeur à l'ouvrage, El Mahboub, Moine, Caizergues, Boyer et Gougeon bien secondés par Savajano et Fargier.

1) RICARD(5093) : des sauts seul ou après l'homme, mais il ne trouve pas sa place malgré les angles. A 3 ans, il sera une proie assez facile, donnant sa tête , sans utiliser sa belle armure. Il rentre une ficelle en silence.

2) VINUESA(4024) : un méchant qui joue de ses cornes et qui vient fort en utilisant les angles au fur et à mesure, ce qui lui permettra de garder ses ficelles, rentrant avec un 3ème carmen. De fort belle présentation,  comme l'ensemble de la course,  à 4 ans, il a des qualités et sera à revoir volontiers.

3) BON(512) : brave, il sera le seul à rentrer nu, mais ses principes devraient se développer. Il répond à toutes les sollicitations avec panache et il sait desserrer l'étreinte en se déplaçant. Sa seconde ficelle partira sur la sonnerie et une 4ème récompenses.

4) CUILLÉ FRÈRES (5063) : un petit taù trapu mais à la bravoure exemplaire, qui ne trouve pas sa place. 2,3 rasets et il change de terrain pour ne pas être enfermé. Une belle série, avec l'air du Toreador. A revoir lui aussi, avec une ficelle sauvée, en musique.

5) RICARD(5109) : du sang, toujours aux aguets, bien placé dans les angles, il met les hommes à distance et si on le tire, il vient vite comme après El Mahboub où il finit presque sur les gradins. Les ficelles à Mejanes .3 carmen. On attendra un peu de maturité.

6) BON(576) : plusieurs envols mais à 3 ans,  il manque de repères et il se fait mal en tapant dans les planches. Des défauts de taù neuf mais des qualités d'impulsivité et de la volonté. Il sera à suivre. Une ficelle rentre en musique, déjà jouée à 2 reprises.

7) CUILLÉ FRÈRES (5049) : encore un bébé,  handicapé par un sabot trop long qui le fait boiter. Mais il est plein de bravoure, se livrant bien dans les séries et ne laissant rien de côté. Il conserve une ficelle sans être récompensé...

8) VINUESA (4072) : à 4 ans, il détient de belles dispositions. Beau spécimen, bien embanné, il est sérieux, mais si on hésite, il saute. Mais en piste c'est un escrimeur. Peu de séries, car il est craint. Il anticipe, il tape les barrières, et il sera le plus de la course, rentrant un gland. A noter un épisode épique où pour sa rentrée, il se trouve en contre-piste et le simbeù en piste avec son pelot qui aura des sueurs froides...Un futur géniteur ?

9) RICARD(5102) : le seul à recevoir un vrai raset d'El Mahboub et l'envol est fulgurant ! Il dessoude une planche. Du coup, on ne le provoque plus, et sans souci, il rentrera intact. Il nous gratifiera de plusieurs envolées en solitaire ou sur quelques semblants de rasets.Dommage le manque de travail,  mais on reparlera de ce "tracassier"...

Une belle course pour conclure la belle saison du CT l’AFICION.

Yves Soutoul

 


Bilan de la saison 2018

 

Cette temporada a été marquée par de nombreux événements, à commencer par un changement de Président de la FFCC. C'est Jean-Marc Soulas qui a succédé à Hadrien Poujol, démissionnaire. Le Trophée Taurin à commencé avec du retard et les journaux La Provence et Midi Libre ont opté pour une collaboration avec la Fédération dans l'organisation.

Mais tant bien que mal, la compétition a pu se dérouler, avec en apothéose une finale des As de haut niveau, dans l'amphithéâtre de Nîmes.

On notera également la réouverture des arènes de Lunel, après deux ans de travaux.

Le bilan qualitatif est intéressant dans sa globalité. Du côté des As, c'est à nouveau Joachim Cadenas qui s'est imposé et ce malgré un début de saison marqué par des blessures. Son principal concurrent, Youssef Zekraoui s'est retrouvé sur le flanc et n'a pas pu conserver son titre. De belles satisfactions à ce niveau,  comme Jérémy Ciacchini, qui a remporté la Cocarde d'Or. On peut aussi mettre en avant la belle première saison de Vincent Félix, lui aussi touché par des pépins physiques.

Au niveau du Trophée de l'Avenir,  la lutte a été intense et au bout du compte, la régularité de Loïc Ameraoui à eu raison de la ténacité de Romain Fouque, vainqueur de nombreux trophées, mais souvent blessé. Au niveau du Trophée Honneur, Damien Martin-Cocher a été un beau vainqueur.

A noter les 2 grosses blessures de David Maurel à Graveson et de Joey Deslys à Alleins. Et l'arrêt de Benjamin Villard.

En courses de Ligue, une belle brochette de jeunes prometteurs s'est mise en valeur et on devrait la retrouver à l'Avenir en 2019.

Côté taureaux, la saison a été marquée par la consécration de Jupiter de Laurent, élu Biòu d'Or, avec des sorties brillantes dans toutes les grandes arènes. Pour sa dernière saison, il a fait le spectacle permettant de ramener aux Marquises le titre suprême.

Son principal concurrent a été Cupidon de Paulin, lauréat à Beaucaire de la Palme d'Or, au Grau du Roi pour la saison et du Trophée Pescalune à Lunel. Le grand absent de la Finale, Optimus des Baumelles a remporté 5 prix en 2018. Autres révélations,  le Biòu de l'Avenir, Timoko de Lautier, très brillant et Ourazy de Blanc. Mignon de Cuillé, triple Biòu d'Or a fait ses adieux. Pour les Vaches Cocardières , le titre est allé à Octopussy de Chapelle et le Trident d'Or à la manade de la Galère.

En fait, une saison qui a été très complète, malgré les critiques et une légère baisse de fréquentation. Et qui a généré des espoirs pour 2019. Allez, messieurs les manadiers, aux bistournages, messieurs les organisateurs aux sorties en manades...et aux lotos, messieurs les raseteurs à l'entretien physique, avant les courses d'entraînement.

Le calendrier 2019 est en ligne sur FFCC INFO.

La rubrique taurine de la Marseillaise vous donne rendez-vous pour des reportages pendant l'intersaison.

Yves Bustin

 

Posté par RemiHonore à 09:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L’Ecole Taurine du Pays d’Arles… L’avenir après 30 ans

 

Ecole Taurine 1 pour la uneL'Ecole Taurine. Photo Llopir.

L’Ecole Taurine du Pays d’Arles avait programmé dernièrement dans les corrales et les arènes Francis Espejo de Sonnailler à Gimeaux une journée pour clôturer la commémoration de ses 30 ans d’existence. Elle avait conviés tous ceux qui leur apportent leur aide et leur soutien, des collectivités à la presse taurine en passant par les éleveurs, les clubs taurins…..et tous les bénévoles qui œuvrent sans compter toute l’année. Parmi les présents autour du staff dirigeant, M. Rafai, pour l’ACCM, M. Mangion, maire de St Etienne du Grés, M. Vauzelle, ancien ministre, député et président de la région PACA, Mrs. Zgryb et A. Dervieux, représentants la ville, S. Monteils, la CTEM, Paquito Leal, Curro Caro….etc etc…

 

Y LebasYves Lebas. Photo Llopir.

Discours de bienvenue en présence de tous les élèves, d’Yves Lebas, président de l’Ecole Taurine, qui remercia tous ceux précédemment cités avant de rappeler les points forts de l’année du trentenaire,  les rôles essentiels de l’Ecole, celui de la formation des jeunes élèves, celui de la transmission d’un patrimoine culturel et celui de défendre et promouvoir la culture taurine…. Bien évidemment c’est vers la municipalité d’Arles et l’ACCM qu’ont été adressés les plus forts messages pour leur engagements auprès de l’Ecole, la communauté de communes ayant investit 30000€ pour des classes pratiques en y faisant participer à 100%  les éleveurs de toros bravos du Pays d’Arles, opération qui devrait être reconduite en 2019 avec l’espoir d’une extension géographique vers les Alpilles taurines … En 2018, les élèves ont put toréer plus de 70 festejos en France mais aussi en Espagne pour les plus aguerris, plus de 170 bêtes combattues, grâce encore aux ganaderos français….

Augustin Losada directeur technique, mis en avant le travail fait depuis deux ans, évoquant son arrivée et son implication avec Charly Laloé au chevet d’une entité malade qui aujourd’hui se porte beaucoup mieux grâce à l’investissement personnel de tous et appelant toutes et tous à prendre leurs responsabilités pour pérenniser l’Ecole Taurine du Pays d’Arles, une école qui se doit d’être écoutée et consultée, un appel lancé également vers le futur délégataire des arènes d’Arènes d’Arles….

WinonaWynona. Photo Llopir.

Fabien CastellaniFabien Castellani.Photo Llopir.

José Antonio Valencia et Adam Samira vont quitter l’Ecole pour passer en novilladas piquées, Lucas Spagna est sortant également mais lui c’est pour rejoindre la Fondation El Juli à Argenda del Rey… Enzo et Corentin, Matias et Kezia, Jean-François, Mael et Wynona ont de huit à douze ans. Ils ont rejoint l'Ecole Taurine du Pays d'Arles et leurs aînés - Eva, Lucas, Lou "Miguelin", Fabien Castellani…. Des aspirants toreros auquel on offrit cinq becerros pour terminer une saison prometteuse. Les intempéries ayant touchées les arènes F. Espejo, c’est dans la placita de tienta chez Pages-Mailhan, que c’est déroulée cette classe pratique. Respectivement Borja Escudero, un becerrista d’Alicante qui devrait rejoindre les rangs de l’ETA, Fabien Castellani, Eva et Wynona, Lou "Miguelin" Corentin, Axelito et Lucas Spagna ont toréés des erales de la ganaderia, pour la plupart de l’encaste Manuel Arranz, les plus jeunes affichant une envie débordante sous l’œil de leurs professeurs Charly Laloé « El Lobo » et Augustin Losada, l’insatiable Manuel assurant la brega pour ses « protégés »…

Llopir

 

Posté par RemiHonore à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Ganaderia Yonnet : 1859-2019 160 ans de toros

 

Le Mas de La Belugo, bâtisse du XVe siècle, est fermé, inhabité, depuis le décès d’Hubert Yonnet. Le Conservatoire du littoral, son propriétaire, et le Parc Régional de Camargue, son gestionnaire, laisse le bâtiment à l’érosion du temps… Un bail différent protège pour trente ans encore le bétail et les installations agricoles dont la bergerie et la placita de tienta…. Mais la aussi, guère de retour d’entretien malgré le montant des loyers. Charlotte, au caractère affirmé, animée d’une passion sans faille y croit encore…

Yonnet CharlotteCharlotte Yonnet. Photo Llopir.

 

Tout avait commencé quand Joseph Yonnet avait créé sa manade en 1859…. Valentin et Christophe ses enfants, puis Valentin puis Christophe jusqu’à Hubert ont poursuivit l’aventure avec l’histoire que tout le monde connait… En juillet 2014, ce dernier s’éteint…. Et depuis le nom de la ganaderia est évoqué avec des interrogations. Auparavant, son fils Christophe avait créé son élevage en 1989 avec des bêtes de son père. A son décès en juin 1996, sa veuve, Francine et ses enfants Joseph et Charlotte poursuivirent son entreprise et depuis 2009 ce sont ses deux enfants qui en ont prit officiellement les rênes…. En 1984, Françoise, la seconde épouse d’Hubert monte sa propre ganaderia avec des vaches de Sepulveda et des sementales de Yonnet… Aujourd’hui ces bêtes ont quitté le pays, c’est Jacques Mailhan, le tuteur de sa mère, qui avec son frère Pascal les ont récupéré avec le fer….

Que devient celui d’Hubert Yonnet ? C’est Charlotte qui l’évoque avec ferveur non sans une certaine fierté… « Au décès de papé, la ganaderia est passé en indivision. Myriam, mon frère et moi en avons la gestion, mais sur le terrain c’est moi qui mène l’élevage… » Les deux même en complicité avec sa mère.

Son frère Joseph au prénom prédestiné pour prendre la relève de son grand-père ne s’est jamais vraiment impliqué dans l’élevage familial….

Charlotte, elle, aime l’aventure. Elle à traversé la Patagonie, la Terre de Feu en kayak, à pieds, à cheval avec les gauchos chiliens et Adriana Karembeu pour une émission de télé… Et l’élevage du toro bravo c’est aussi une aventure, une autre aventure qu’elle a toujours vécu, auprès de son père Christophe d’abord, avec Quinquin, sa mère ensuite, aujourd’hui en assurant la suite de la dynastie…. « C’est pas facile tous les jours mais on ne peut laisser filer un tel patrimoine, alors on s’accroche… et les résultats encourageants de cette année m’incite à continuer dans cette voie… »

Jean-Baptiste, son cousin, est celui qui tiente ici l’essentiel des camadas…. « D’ailleurs il regrette de ne pas avoir touché notre toro aux Saintes, signe plus qu’encourageant, mais pour les autres, on essaye de ne faire tienter que des toreros qui acceptent d’être à l’affiche devant des Yonnet… Octavio Chacon, Javier Cortes…. »

Myriam, la sœur de Christophe, ancienne reine d’Arles, vit un peu plus éloigné des toros mais elle est en train de monter une association pour perpétuer la mémoire de son père et de ses ascendants…..

Yonnet ToroPhoto Llopir.

Les vaches de ventre des fers des héritiers de Christophe Yonnet (une quarantaine au Pebre) et de ceux d’Hubert (une cinquantaine à Tourvieille), sont élevées séparément mais aujourd’hui les mâles à La Belugo, se partagent les mêmes cercados, les mêmes affiches…. « Du temps ou tout marchait bien, mon grand-père a employé jusqu’à six personnes sur l’élevage. Actuellement on a un gardian David Fournier, mais je l’emploie le plus souvent à mi-temps car on n’a plus les moyens de faire plus…. Et les bêtes c’est 365 jours par ans, 24h/24… »

2018, fut une temporada intéressante et positive, des novillos ou becerros ont été combattus à Vauvert, dans des « concours » de ganaderias, à Millas ou à Bouillargues avec le prix à la clé. Un toro aussi à Saint Martin de Crau, aux Saintes Maries de la Mer et à Orthez…. Une seule corrida complète devait être lidiée à Ales, mais la météo à eu raison de l’affiche… et les toros vont finir dans des festejos de rue en Espagne… « Quel dommage !!! Un organisateur à voulu les racheter à l’assureur qui en était devenu propriétaire mais en vain… »

Pour 2019 il y a deux corridas qui attendent preneur, c’est en bonne voie pour l’une, une novillada également et trois non-piquées. De quoi fêter dans les arènes les 160 ans d’une ganaderia mythique et que les aficionados a los toros attendent toujours avec autant d’espérance ….

Llopir

 

Posté par RemiHonore à 09:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

15 novembre 2018

10 novembre 2018 – Gallargues le Montueux : 10ème Souvenir Alain Crouzet

 

gallargues le 10 11 051_GFCridon de Cuillé frappe la planche derrière Loïc Améraoui. Photo Joëlle Jalous.

 

Triton et Ameraoui sont à féliciter

 

Cette dernière course de la saison dans les atypiques arènes de Gallargues, malgré un temps mitigé, a été suivie par un nombreux public. Ce concours de 3 manades gardoises a été d'un bon niveau, bien raseté dans l'ensemble par une équipe décidée, avec un plus pour le dernier vainqueur du Trophée de l'Avenir, Loïc Ameraoui, mais les 6 autres ont bien bossé.

1) MADIBA(119) de Blatiere-Bessac : un premier réactif qui suit aux planches presque tout. A noter une grosse percussion sur Ameraoui. Puis en vrai de la race, il fera voltiger quelques barrières. Plusieurs Carmen plus retour avec une ficelle et les bravos des gradins.

2) TRITON (927) d'Aubanel : en une minute, il est aux ficelles. Deux belles actions sur Ameraoui et Clarion. Il domine largement et il collera aux fesses à plusieurs reprises faisant chanter Carmen, répété à la rentrée avec une ficelle.

3) LIZARD(108) de Cuillé Frères : beaucoup d'hésitation et le taureau prend confiance avec agressivité. Puis il saute quelques fois. Derrière Fougère, il passe à travers les planches avec force, suivi d'une spectaculaire envolée après Y.Martin, propulsé, le genou dans les tubes...Il devra se retirer. Avec ses ficelles, un nouveau Carmen à sa rentrée et les approbations du public.

4) GULLIVER(107) de Blatiere-Bessac : il a un sens de l'anticipation meurtrier, qui empêche toute approche et qui donne du fil à retordre. Il rentre ses ficelles, sans la récompense ?

5) PIERROT(124) d'Aubanel : il prend les rasets quand il le décide, mais de temps en temps, il raccompagne avec énergie, musique entendue à chaque fois. Avec élégance, il acceptera plusieurs séries. Carmen final avec une ficelle.

6) CRIDON(944) de Cuillé Frères : un peu brouillon au début,  il se reprend pour se jeter aux planches, ce qui fait réfléchir l'adversité. Du coup, il s'attaque aux bois, avant de se livrer dans les enchainements pour aller au bout. La cocarde pour Gougeon à la dernière minute. Il rentre ses ficelles en musique.

Joëlle Jalous

 

Posté par RemiHonore à 12:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 novembre 2018 – Lunel : Le Trophée Pescalune pour Cupidon et Rassir

 

Lunel 11Cupidon Manade Joël Paulin après Sofiane Rassir. Photo Georges Martin.

 

Les coups de cœur pour Épervier et Naïm

 

En ce jour de commémoration de l'armistice, malgré une météo incertaine,  tous les chemins menaient à Lunel. Le public a répondu présent et les arènes étaient quasi pleines. Le spectacle a été au rendez-vous,  avec une excellente prestation d'Epervier, en pleine progression,  puis Optimus qui tient sa place de 4ème,  Scipion qui répond présent,  Cupidon très pétillant et généreux qui surenchérissent l'après-midi. Côté blancs, les gauchers sont les plus méritants,  que ce soit Rassir, Naïm, Bernard, Bouharguane et Aliaga.A droite, le plus en vue est F.Martin. Les autres sont Dunan, Katif et Cadenas, qui sort à l'entracte, après seulement quelques rasets. Le président de course s'est un peu enflammé avec les enchères.

EPERVIER(725) de Cuillé Frères : un excellent premier, auteur du 1/4 d'heure parfait. Avec un placement irréprochable, il change de terrain, pour se replacer dans les planches. Il peut faire le pas et réaliser de magnifiques enfermées, que ce soit sur les droitiers, comme sur les gauchers et pousser jusqu'au ras des bois. Martin est en gros danger, et doit passer sous le marche-pied après une poursuite emotionnante, sans mal à la sortie. Ses ficelles, chèrement primées rentre sous l'ovation.

SYLVERADO(521) de Nicollin : plus complexe techniquement, les hommes calculent. Le rythme n'est plus le même et le temps paraît plus long. Souvent contre les planches, il est compliqué de poser la main. Il attend les attaques et il accomplit quelques enfermées, notamment avec son partenaire du jour Aliaga. Lui aussi, il rentre ses bobines avec les honneurs.

TRANCARDEL(641) de Bon: généreux et vaillant,  il répond absolument à tout, à son rythme. Il se livre bien, venant plusieurs fois à la planche, notamment à gauche, son côté préféré. Il manque d'un poil de pression et pourtant il n'est pas trop difficile. Les ficelles rentrent en musique.

OPTIMUS (605) des Baumelles : il tient son rôle de 4ème. Les hommes sont à distance et il se fait respecter. Par moment, il faut le charger et quand il a l'avantage, il finit très fort aux barrières, à gauche lui aussi. Il accroche Aliaga et Rassir aux bois. Une belle prestation où il rentre ses ficelles avec Bizet.

SCIPION (525) de Saumade : sa course va crescendo. Malgré les années, il a encore de la vivacité et du répondant. Sa course est bonne, même si de temps en temps, il se décolle des planches et à tendance à lâcher, la tête passée. Raseté à son avantage, il anticipe et effectue de grosses enfermées sur Martin et Bouharguane. Une grosse frayeur sur Rassir, où ce dernier hésite à continuer,  arrivant quand même aux barricades sans mal. Et les bobines au toril...à 2000 €.

CUPIDON(707) de Paulin: plein de vaillance, il maîtrise son sujet. Assez facile, il donne sa tête,  se livrant bien et venant conclure à la barrière à plusieurs reprises, notamment sur les gauchers qui le travaillent comme il faut. Martin s'y colle à merveille et réussit à lever sa 1ere ficelle à 2500 euros, la seconde rentre sous l'ovation et le Trophée Pescalune dans son carquois...

TIMOKO(025) de Lautier: le Biòu de l'Avenir, remplaçant Jupiter, blessé, aura moins de pétard en mettant un peu plus le frein que d'habitude, mais sa course sera correcte. Il alterne les répliques et les refus, mais il est capable de se dresser sur Katif, Rassir ou encore Bouharguane. Il rentre ses ficelles en musique et les bravos des étagères.

Gagne Sébastien