DSC_0317Tristan Espigue

 

Une pour Javier Cortes et pour Cristobal Reyes qui ne convainquit personne, Maxime Solera touchant lui une alimaña de catégorie. A l’occasion de cette fiesta campera automnale du Fourmigo, la Monumental de Gimeaux avait enregistré un lleno pour les debuts en piquée de la jeune ganaderia El Campo. Trois novillos et un becerro avec du physique et un comportement varié, compliqué le 1er, avisé et dangeureux le second, excellent le 3° et de tres bonne tenue le dernier…..

-Javier Cortes : Oreille

-Maxime Solera : Silence après avis

-Cristobal Reyes : Oreille

-Tristan Espigue : Deux oreilles

Pst JY Planell, distraido. Soleil et vent violent et de plus en plus froid. Plein, hommage à J. Cortes à l’issue du paseillo, vuelta du ganadero, Virgile Alexandre, en compagnie de T. Espigue après la mort du 4°

Le 1er, aux cornes un peu trop retouchées, même pour une fiesta campera, se montra court et félin sur les deux rives avec un peu plus de fond à gauche. Il poussa à la une, faisant tinter les étriers à la seconde avant une faena technique et appropriée de J. Cortes qui l’ameliora un peu, surtout à bâbord avant de conclure d’une entière.

Le second vint à Gimeaux avec les idées peu claires. Il le montra des ses rencontres avec Gabin et le confirma tout au long de la guerre de tranchée qu’il imposa à Maxime Solera, qui sous la menace permanente d’un novillo qui cherchait l’homme et pas le leurre, parvint à placer quelques muletazos plus que méritoires. Face à un adversaire qui, au final,  anticipait ses gestes et se jetait sur lui, le novillero de Fos sur Mer eut bien du mal à conclure.

Le meilleur El Campo de l’après-midi fut pour Cristobal Reyes qui passa à coté, au sens propre comme au sens figuré, d’un excellent novillo, applaudit de salida, qui alla à mas lors de ses trois rencontres avec la cavalerie et qui s’avéra mobile et noble au dernier tiers. Le jerezano en tira de belles series sur les deux cornes mais en restant profilé avant d’en finir d’une lame verticale au 3° essai…

Face à un excellent becerro, T. Espigue afficha son profil des les premiers capotazos et un joli quite après une seule puyazita bien prise. Face à un adversaire noble et mobile, le jeune tarasconnais offrit les muletazos les plus aboutis de l’après-midi toréant avec relâchement par moment et y ajoutant quelques zestes parfumés. Il conclura d’une épée approximative au 2° essai et d’un descabello, invitant le ganadero a partager son tour de piste.

Thierry Llopir