Méjanes FFCC 03Mandy Graillon, animatrice de charme et Hadrien Poujol, le président de la FFCC, ouvrent les États Généraux. Photo Georges Martin

 

Les Etats généraux avec le dialogue comme dénominateur commun.

Comme prévu dans le programme de la nouvelle équipe fédérale et de son président Hadrien Poujol, les États Généraux de la course camarguaise se sont tenus samedi dernier au domaine Paul-Ricard de Méjanes. Une bonne centaine de présents, issus de toutes les corporations de la bouvine, ainsi que des personnalités extérieures, sont venues pour essayer de faire avancer les choses et d’envisager un futur plus serein, après une fin de saison 2017 chaotique. H. Poujol a ouvert la séance avec un souhait de donner la parole pour continuer l’évolution de la course camarguaise. Puis, ce fut au tour de Dominique Perron, le président de l’UCTPR de montrer que la course camarguaise est bien ancrée au sein de l’Union.

Pour commencer la séance matinale, c’est l’ancienne Reine d’Arles, Mandy Graillon qui a accueilli une première « équipe » de participants, composée d’Aurélien Laget pour les clubs taurins, Benjamin Bini pour les écoles de raseteurs, Loïc Auzolle pour les raseteurs, Florent Lupi pour les manadiers, Martine Aliaga pour la presse taurine et Bruno Pecout pour les grandes arènes, chacun donnant son avis. Puis, une deuxième série d’intervenants est entrée en scène, avec des personnes extérieures à la course camarguaise, et leur avis de professionnels. A savoir, Nicolas Vergonzeanne pour la course landaise, Jean-Baptiste Jalabert, toréro et directeur des arènes d’Arles, Maurice Galle un des créateurs de Cheval Passion, René Girard entraîneur de football et ancien international, Renaud Vinuesa manadier et organisateur participant de spectacles équestres, Daniel Siméon directeur d’arènes et enfin François Loichet, ancien rugbyman professionnel et attaché au Ministère des Sports.

Un sujet sensible

La séance de l’après-midi a été le moment des échanges, avec la constitution de groupes de réflexion (13 au total). Un questionnaire type étant proposé par la FFCC, tous les représentants des diverses composantes ont pu échanger leurs idées en toute liberté d’expression sur deux axes, la promotion et la communication de la course camarguaise ainsi que sur l’avenir de la compétition. Après plus de deux heures de travail, il a été donné une synthèse avec déjà quelques pistes proposées, sachant que le bilan de ce séminaire sera réservé au public, lors du prochain congrès du 11 mars à Chateaurenard. On peut toutefois dire qu’en matière de communication, la distribution aux arènes de plaquettes en plusieurs langues, se rapprocher des offices de tourisme, intervenir dans les écoles pour intéresser le jeune public. En ce qui concerne la compétition, le sujet sensible reste la présidence qu’on voudrait plus ferme avec des sanctions pour ceux qui ne respectent pas le règlement. Un consensus semble s’être dégagé pour une classification des arènes. Ainsi que sur le déroulement de la capelado, qu’on voudrait solennelle. Il s’est aussi dégagé une volonté générale de voir la FFCC et le Trophée Taurin se structurer pour une compétition sans équivoque.

Il était temps pour H. Poujol de dire sa grande satisfaction d’avoir vu les gens de la bouvine échanger, se parler, dire les choses. « De nombreuses idées, excellentes parfois, vont être analysées. Cette grande concertation doit servir pour cette nouvelle saison. C’était nécessaire et obligatoire, et nous pouvons qu’être satisfaits de cette belle réussite ».

Yves Bustin