27836338_10215099401739649_1532286756_oInès Hugon à cœur ouvert. Photo Davy Leclercq

 

Un vent de fraîcheur souffle sur la Camargue et le village de Saint-Laurent d'Aigouze. En effet le club taurin Lou Bandot vient d'élire son nouveau président, en l'occurrence une présidente Inès Hugon, une jeune femme au caractère bien trempé.

Mais avant d’en arriver là, c’est l’histoire d’une petite fille née dans une famille où la passion de la bouvine est dans son ADN...Elle a attrapé le virus des taureaux en accompagnant son papa dans les arènes dès son plus jeune âge. Présente sur les gradins d’un bout à l’autre de la Camargue toute la saison et souvent avec sa maman, la course camarguaise a bercé son enfance. Et c’est naturellement qu’elle est devenue membre du club taurin. Ensuite, elle a intégré le bureau en tant que secrétaire, et la voilà maintenant au sommet de la pyramide, à savoir présidente. Sans langue de bois, elle a répondu à quelques questions.

Tout d’abord nos félicitations pour cette élection à la tête de Lou Bandot. Peux-tu te présenter en quelques mots ? Et ça te fait quel effet de prendre les rênes d’un club taurin et pas n’importe lequel. Surtout aussi jeune, la plus jeune présidente à l’heure actuelle ?

Comme tu l’as dit, je m’appelle Inès Hugon, j’ai 23 ans et je suis professeur des écoles. Je suis très heureuse de prendre ces nouvelles responsabilités au sein de ce club taurin que j’affectionne tant. Le Printemps des Royales a bercé toute mon enfance et ça me ravit de pouvoir continuer le travail de mes prédécesseurs. Je ne me suis pas engagée seule dans cette aventure, j’ai la chance d’être très bien entourée, ce qui contribue à diminuer la pression que je peux avoir. En effet, je crois que je suis la plus jeune, et c’est une bonne chose, car pour faire perdurer nos traditions, la jeunesse et les anciens doivent s’allier.

Une femme de 23 ans à la tête d’un gros club taurin, cela doit faire parler. N’as-tu pas peur d’être jugée ou que l’on attende trop de toi. La pression n’est-elle pas trop forte ?

Je ne crois pas que le fait d’être une femme change réellement quelque chose. En tous cas, j’ai eu la chance d’être soutenue dès le départ et il me semble d’ailleurs que c’est une preuve d’ouverture que de ne pas faire la différence entre un homme et une femme à ce « poste ». Il y a forcément un peu de pression, d’autant que j’ai hérité d’un club vivant où un travail considérable a été réalisé. Il me tient donc à coeur de perpétuer tout cela.

Comptes-tu changer et marquer de ton empreinte Lou Bandot où comptes-tu conserver les mêmes grandes lignes ?

Chaque président marque un club taurin par sa personnalité. Je ne veux pas changer radicalement ce qui a été mis en place. 2018 est ma première saison comme présidente, je vais donc rester dans le même esprit que les saisons passées. Par la suite, dans les années à venir, pourquoi pas effectuer des changements, apporter de la nouveauté...

La saison arrive à grands pas. Quelles sont les grandes lignes et les dates à retenir ?

Le Printemps des Royales approche. La première course aura lieu le 18 mars, avec la manade Blatiere-Bessac, à partir de là, il y aura une Royale chaque dimanche jusqu’au 29 avril, avec les manades traditionnelles, Saumade, Laurent, Cuillé, Lagarde, Nicollin, Fabre- Mailhan. Bien sûr, je ne peux pas parler du Printemps sans dire un mot de la finale qui se déroulera cette année le dimanche 2 septembre. Le reste de la saison sera ponctuée par deux courses de Ligue, les 31 mars et 23 juin, une course « promesse de taureaux » le 22 juin, une d’étalons le 24 août et une de taureaux jeunes le 27 août.

Le Printemps des Royales soufflera sa 23ème bougie cette année. As-tu quelques indiscrétions à nous donner ?

Pas pour le moment, il faudra attendre...

Tu as des personnes à remercier ?

Bien entendu, toutes les personnes qui m’entourent et qui me soutiennent depuis l’annonce de ma reprise du flambeau et évidemment les présidents qui m’ont précédée, pour leurs conseils et le bel héritage qu’ils m’ont léguée.

Recueilli par Davy Leclercq

Merci à Inès pour ces belles paroles et bonne chance, surtout avec la météo...Rendez-vous le 18 mars.