Pagnol de Fournier face à NFace-à-face entre Pagnol de Fournier et Nicolas Favier. Photo Rémi Honoré

 

Les Espoirs de la manade Fournier ont tenu toutes leurs promesses lors du 7e Trophée de la Roubine.

Malgré le temps, gris, cela devait être une belle course mais l’accident de David Maurel qui fut accroché par Ténor puis sévèrement et longuement secoué a refroidi gradins et piste. Les blancs hésitant avec le suivant Aragon, ont repris le moral et nous ont offert une belle fin de course et a permis à un très bon Pagnol la récolte du prix. Côté blancs (Chebaïki, N. Favier, Gautier, Maurel (sorti au 3e), Méric (sorti au 3e), Sanchis, Soler (sorti au 2e) et Zbiri), bravo pour leur travail, le trio gagnant est Gautier, suivi de Chebaïki et de Favier.

Quand il est calé à la planche, Mouret (426) sélectionne beaucoup mais s’il en décolle, il sait bien répliquer. Les blancs ont du mal à en prendre la mesure. En fin de course ils y arrivent et le noir nous offre alors quelques belles réponses. Retourne un pompon en musique.

Ce n'est pas le même rythme avec Tiago (927) où son dynamisme lui fait distribuer en 1 mn cocarde et glands en une série effrénée. Toujours plein d’envie, les hommes en profitent et le noir, piégé, cède sa 1ère bobine à Gautier. Le biòu prend progressivement de l’assurance et se défend avec sérieux, toujours dans des vire-vire et à la dernière minute Maurel récolte la 2e ficelle. Musique au toril.

Si Ténor (849) change souvent de terrain c'est pour mieux se placer et mieux bondir cornes en avant sur le rasteur pour le raccompagner avec force. Ses réponses sérieuses mettent à mal le travail des blancs qui n'arrivent pas à récolter. C'est dans des vire-vire qu'il est accessible et que les rubans tombent en 9 mn. Les blancs lâchent la bride, le noir prend confiance, devient coriace et féroce. A la 14ème mn, Maurel se fait longuement accrocher et le biou rentre avec ses ficelles.

Ce n’est plus la même ambiance mais les hommes tentent face à Aragon (118). Bien en place le noir est exigeant mais quand il est lancé, il se fait tenace et se lance dans des séries et malgré des tentatives blanches, l’application du noir lui permet de rentrer sur l’air de Bizet sa cocarde entière.

Pagnol (851) veut jouer et d’entrée c’est dans une série qu’il s’illustre puis plusieurs fois Favier le tire et le ramène cornes dans le dos jusqu’aux planches où il cherche l’accroche avec ses pointes. Il sait anticiper et bien se défendre dans des vire-vire. Malgré un bon travail des blancs et de Carmen (8), c’est un pompon au toril en musique.

Attentif, Murano (928) sait démarrer avec détermination et poursuivre jusqu’au bout. Les hommes le sollicitent et le noir distribue en 4 mn ses bijoux. Toujours une belle présence de part et d’autre mais les blancs ne réussissent pas à détricoter les pelotes qu’il rentre avec l’air de Bizet.

Le jeune Giono (306) est plein de jus. D’entrée, il bondit derrière Zbiri pour basculer en contre-piste. Un long moment pour arriver à se poser correctement, puis attentif, il sait jaillir sur le blanc qui en veut à ses breloques et le poursuivre jusqu’aux barrières. Il rentre sa cocarde coupée avec Carmen.

Rémi Honoré